Sortir de sa zone de confort : un concept extrêmement mal compris

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Sortir de sa zone de confort est un concept connu. Ce serait bénéfique pour notre bon développement.

Faire l’effort de sortir de sa zone de confort permet d’apprendre de nouvelles choses et de progresser continuellement. Autrement dit, ça signifie qu’on ne se repose pas sur ses lauriers.

Quand vous sortez de votre zone de confort, vous combattez l’image de la personne assise sur son canapé qui mange des chips et qui boit de la bière avec son ventre qui dépasse du T-shirt.

Malheureusement, bien que ce sujet soit populaire et estimé, je pense qu’il y a énormément de conneries qui sont racontées à son propos.

Je vais vous expliquer juste après de quoi il s’agit, mais avant j’aimerais préciser une chose.

Dans cet article, je vais vous expliquer mon point de vue, et vous verrez bien si vous êtes du même avis que moi.

N’hésitez pas à partager le vôtre dans les commentaires.

Je reste ouvert aux débats tant qu’ils restent constructifs, conviviaux, et qu’ils ne se transforment pas en une bataille d’ego.

Il se peut aussi que nous n’utilisions pas les mêmes mots, mais que nous ayons le même raisonnement.

Réfléchissez vraiment à ce que j’essaye de vous transmettre. Allez au-delà de mes propos et essayez de découvrir ce qui se cache derrière avant de donner votre avis.

La zone de confort est un sujet dont on ne cesse de parler ces dernières années.

Je pense que sortir de sa zone de confort est bénéfique si on le fait pour de bonnes raisons, alors j’espère que vous ne le faites pas pour les mauvaises raisons.

Avant de le découvrir, commençons par définir ce que l’on gagne vraiment à sortir de sa zone de confort.

Qu’est-ce qu’on gagne à sortir de sa zone de confort ?

Tout d’abord, voyons quels sont les mérites de sortir sa zone de confort.

Celle-ci permettrait de progresser dans de nombreux domaines.

La finalité de cette démarche serait de ressentir de la satisfaction dans sa vie personnelle.

Ainsi, on deviendrait plus heureux, en ayant appris de nouvelles choses qui nous étaient jusqu’ici inconnues.

Pour sortir de sa zone de confort, on peut faire quelque chose dans lequel on n’est pas à l’aise, mais que l’on pense qu’on peut tout de même maîtriser dans un environnement inconnu.

Suite à cette expérience, on en ressortirait grandi.

C’est tout à fait vrai.

Sortir de sa zone de confort peut nous apporter énormément de choses. Vous pouvez ressentir de la fierté une fois votre sortie de zone de confort terminée. Cela permet d’être moins ignorant et d’avoir les yeux un peu plus ouverts sur le monde.

Ne plus avoir de jugements et être ouverts aux nouvelles expériences, voilà le but ultime de cette expérience. Sortir de sa zone de confort, c’est s’entrainer à affronter l’inconnu pour ne plus avoir peur de découvrir des sujets que l’on ne connaissait pas avant.

Plus on sort de sa zone de confort, plus on apprend de choses sur soi et sur le monde. Si je devais résumer la sortie de la zone de confort en une phrase, je dirais ceci :

 « Sortir de sa zone de confort, c’est combattre son ignorance, rien de plus ».

Mais est-ce que sortir de notre zone de confort rend vraiment plus heureux ? Ce n’est pas si sûr.

Je vais maintenant vous parler d’un autre concept qui provient du Danemark, car ce pays a longtemps été considéré comme le plus heureux du monde.

Et ce concept est à l’opposé de la sortie de zone de confort.

L’hygge rends heureux, et c’est l’opposé de la zone de confort

Connaissez-vous l’hygge ?

C’est un concept que les Danois pratiquent et qui les rend très heureux.

Leur niveau de bonheur a été mesuré, et il s’agit d’un pays très heureux.

Le hygge, ça s’apparente à du cocooning, mais ce n’en est pas.

On fait du cocooning après une grosse semaine, parce qu’on a besoin d’un moment pour recharger.

On fait du hygge une priorité et une règle de vie, car on sait que notre bien-être est ce qu’il y a de plus important au monde.

Voilà la nuance fondamentale entre cocooning et hygge.

Il s’agit d’un moment où l’on ressent cette notion de bien-être, seul ou avec ses proches.

Pour faire ça, on peut enfiler des chaussettes polaires et lire un livre au coin de la cheminée si on est en hiver.

On peut aussi allumer des bougies et partager un bon repas avec sa famille dans une ambiance chaleureuse.

Je ne vous cache pas que ces exemples parlent forcément aux introvertis.

Rien que le fait de s’imaginer ces scènes me fait me sentir bien.

C’est pour vous dire à quel point je suis introverti.

Et à quel point la zone de confort n’est pas forcément LE concept central dans le bien-être !

Est-ce que si on fait du hygge une priorité de vie, on ne progresse pas parce qu’on ne sort pas de sa zone de confort ? Peut-être. Mais si ça me permet de ressentir du bien-être, alors c’est cette option que je vais choisir.

Mais est-ce qu’on peut faire du hygge ET sortir de sa zone de confort en même temps ? La réponse est oui.

En réalité, la zone de confort est un concept qui est très mal compris, surtout en France où on l’associe à une notion de mérite. Laissez-moi vous expliquer.

Bienvenue en méritocratie

Il y a quelque chose qui me gêne énormément avec la zone de confort.

C’est que cela s’apparente à vivre en méritocratie (pour certains).

« Allez, les gars, il faut qu’on souffre un petit coup, mais après on aura accompli notre mission et on sera fier ! ».

 « Tu ne sors pas réellement de ta zone de confort si tu ne souffres pas un petit peu en te plongeant dans l’inconnu ».

« Il faut que ce soit dur pour apprendre des choses ».

On associe le fait de sortir de sa zone de confort au fait de ressentir un petit peu de souffrance.

Vouloir ressentir cette souffrance, c’est vouloir se donner du mérite aux yeux des autres.

Est-il possible de sortir de sa zone de confort sans souffrir ? Encore une fois, la réponse est oui.

Vous n’avez pas à vous faire subir des difficultés pour avoir l’impression que vous êtes sorti de votre zone de confort. Vous n’avez pas à souffrir pour vous attribuer du mérite.

Par exemple, apprendre une langue étrangère est déjà une sortie de zone de confort. Est-ce que vous allez souffrir pour autant ? Pas forcément. Sauf si vous le décidez.

Vous pouvez choisir d’apprendre la langue que vous souhaitez en suivant des cours sur internet. Vous pouvez aussi choisir de vous immerger complètement dans le pays du jour au lendemain, sans parler un mot de cette langue étrangère.

Une méthode peut vous sembler plus difficile que l’autre. Vous pourriez être tenté de choisir celle-là parce que c’est celle qui implique le plus de souffrance.

Choisissez plutôt la méthode pour laquelle vous êtes le plus optimiste. Vous parviendrez au même résultat, et vous serez quand même sorti de votre zone de confort.

Les bonnes et mauvaises façons de sortir de sa zone de confort

Pour que cela soit bien clair, je vais vous donner un exemple.

Vous allez me dire si vous trouvez qu’il s’agit d’une bonne ou mauvaise façon de sortir de sa zone de confort.

  • Vous avez envie d’apprendre à être sociable. Pour cela, vous décidez de partir dans la rue aborder des inconnus pendant des heures pour essayer de tenir la conversation le plus longtemps possible avec eux.

Dans cet exemple, j’ai voulu instaurer une notion de souffrance. J’ai employé des termes comme « pendant des heures » et « essayer de faire quelque chose ». J’ai aussi inclus la notion de « déranger des gens ».

Alors, est-ce qu’il s’agit d’une bonne ou mauvaise façon de sortir de sa zone de confort ? En réalité, tout dépend de votre personnalité.

Pour un introverti, cela représentera énormément de souffrance, et il ne tirera pas d’enseignements de cette expérience. Ou alors, pas aussi vite qu’il le pourrait.

Apprenez à une personnalité introvertie les codes sociaux d’une autre manière et vous allez voir qu’elle peut exceller dans ce domaine.

Au contraire, il y a des gens qui s’éclateront à faire cet exercice et qui apprendront bien plus vite de cette manière.

Pour cet exemple, il n’y a donc pas de bonnes ou mauvaises manières de sortir de sa zone de confort. Pour s’en rendre compte, il suffit de se rappeler quel est le but de ce concept : combattre l’ignorance.

Ne vivez pas en méritocratie. Arrêtez de croire qu’il faut souffrir pour apprendre. Soyez optimiste pour faire des choses que vous ne connaissez pas. C’est le seul moyen positif de sortir de sa zone de confort.

Avec ce système de pensée, vous pouvez soulever des montagnes et faire les choses que vous aimeriez faire, mais qui vous semblent dures à atteindre.

Sortir de sa zone de confort : un concept à fuir comme la peste ou à considérer comme une religion ?

Certains ne jurent que par ça. Ils en ont fait leur cheval de bataille. Ils observent ceux qui ne sortent pas de leur zone de confort comme des personnes qui stagnent dans leur vie.

Bande de parias.

Ils en ont fait leur religion, et tout est prétexte à « sortir de sa zone de confort », même si c’est complètement stupide. Non, se foutre à poil dans la rue, ce n’est pas quelque chose de bénéfique.

D’autres la fuient comme la peste. Sortir de leur zone de confort leur donne la nausée. Ils pensent que ceux qui ne font qu’en sortir doivent avoir un problème chez eux ou dans leur manière de penser pour ne pas s’y sentir bien.

Bande d’extravertis. La solution, c’est quoi alors ? Le juste milieu ? Un petit peu dans sa zone de confort, et un petit peu en dehors ? Ça serait un peu facile comme réponse…

Je ne suis pas là pour raconter des salades et écrire sur la zone de confort juste pour me faire bien voir.

Non, ici on veut des vraies réponses. Et bien je vais vous les donner.

Faites de votre zone de confort votre hygge. Quand vous êtes dans votre zone de confort, adorez et chérissez-la.

Non, votre bien-être ne se trouve pas forcément à l’extérieur. Surtout en tant qu’introverti. Le fait que vous souffriez un peu avant d’accomplir un exercice qui vous faisait peur ne va pas forcément vous apporter la satisfaction personnelle que vous attendiez.

Mais cela ne veut pas dire que vous devez arrêter de progresser et de chercher à vous développer. Vous pouvez être dans votre confort et apprendre de nouvelles choses. Ça ne sera pas un confort habituel, mais ça ne veut pas dire qu’il doit être synonyme de souffrance.

Ce qu’il faut retenir

Sortir de sa zone de confort est un phénomène très mal compris à la base.

Le piège dans lequel il faut à tout prix éviter de tomber est de sortir de sa zone de confort uniquement pour sortir de sa zone de confort.

Oui, elle peut être bénéfique si elle est bien employée.

Non, il n’est pas nécessaire de souffrir pour s’attribuer du mérite lors d’une sortie de zone de confort.

Réfléchissez-y. Êtes-vous déjà sorti de votre zone de confort pour de mauvaises raisons ? Pensez-vous qu’il est nécessaire de souffrir pour progresser ? Pensez-vous que vous n’arrivez pas à vous développer efficacement si vous ne rencontrez pas de difficultés ?

Posez-vous réellement ces questions, et adaptez votre stratégie en conséquence maintenant que vous avez un œil nouveau sur ce concept.

Heureusement, des personnes l’ont bien compris et font en sorte que la sortie de zone de confort retrouve son idée de base : progresser et combattre son ignorance.

C’est le cas de Hanine du blog Goodbye Comfort Zone qui propose un programme pour sortir de sa zone de confort à son rythme. Cela ressemble à un espace game transposé en jeu vidéo, sauf qu’il s’agit de la vie réelle.

Si vous voulez profiter de son programme, vous pouvez utiliser mon code qui vous permettra de bénéficier d’une réduction de -20% : GAELBARTELI.

Sortir de sa zone de confort tout en s’amusant, qui aurait cru que c’était possible ?

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À propos de l’auteur

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Hello, moi c'est Gaël ! Je partage avec vous des conseils pour utiliser votre personnalité introvertie dans le monde actuel et développer vos compétences sociales. Si vous avez une question ou envie de réagir après avoir lu cet article, n'hésitez pas à poster un commentaire !

4 commentaires

  1. Avatar

    Salut Gaël,

    Merci pour ton article qui met des mots sur pas mal de choses que je ressentais mais que je n’arrivais pas forcément à exprimer.

    C’est vrai que le concept (l’injonction ?) de « sortir de sa zone de confort » est très à la mode, et comme bien souvent les termes à la mode, il finit par vouloir tout et ne rien dire. D’autant plus que j’ai l’impression que bien souvent on pense qu’il y aurait des « zones de confort » que l’on devrait tous et toutes explorer. Par exemple, voyager seul·e c’est « sortir de sa zone de confort » tout le monde devrait le faire blabla. Alors que comme tu le rappelles c’est quelque chose de personnel. Par exemple, pour moi voyager seule n’est pas du tout sortir de ma zone de confort alors que voyager en grand groupe par exemple ça me sortirait de « mon confort » voire ça serait horrible et je n’ai pas envie de « m’infliger » cela car comme tu le dis pourquoi « sortir de sa zone de confort » devrait nécessairement faire souffrir.

    • Avatar

      Bonjour Camille,

      Tu illustres parfaitement le problème de la zone de confort. Elle n’est pas censée nous faire souffrir, mais nous apprendre des choses. Se taper la tête contre un mur, c’est sortir de sa zone de confort puisqu’on a pas l’habitude de le faire et en plus ça nous fait souffrir, mais ça ne nous apprend rien, puisqu’on savait déjà qu’on n’était pas plus fort qu’un mur 😀

      Aussi, quelqu’un qui n’arrête pas de faire de nouvelles choses se créé finalement une nouvelle zone de confort, qui est celle de tout le temps faire des trucs. S’il veut en sortir à nouveau, il devrait donc arrêter de faire de nouvelles choses. Paradoxe intéressant, n’est-ce pas ?

      En tout cas, merci beaucoup pour ton commentaire constructif.

  2. Avatar

    Et si sortir de sa zone de confort était non dans le but de progresser et combattre son ignorance mais dans le but d améliorer ses relations avec les autres.
    Je suis très mal à l aise à l idée de parler de ma vie à des oncles et tantes. Je me suis rendue compte que certains pouvaient à leur manière et selon mon interprétation souffrir de cela en étant pseudo voir carrément agressifs envers moi. Je pense à une personne qui selon moi à un besoin important de reconnaissance, une autre un besoin d admiration.
    J ai tenté lors d un week end chez un de mes oncles de parler plus de moi. Le week end a été plus agréable que d habitude. J ai moins voire pas du tout senti cette pression de son besoin de reconnaissance.
    Je me mets à sa place : en général j arrive chez lui avec une boule au ventre, anticipant des atteintes à ma liberté ou autre provocation destinée à me faire peut etre sortir de mon mutisme habituel. Lui voit une nièce qui tire la tronche et va dès que possible se réfugier dans sa chambre attribuée dès qu elle en a l occasion.
    Je me suis mis à réfléchir sur ces petites piques et à penser que peut etre c était un essai d interaction avec moi et d envie d avoir un lien .
    Cette idée m a aidé à plus m ouvrir et le retour sur expérience s est avéré bénéfique.
    Cependant, c est une lutte avec moi meme que de m exprimer alors que de nature je ne le fais pas avec lui.
    J ai en tête que la vie, ce n est pas les quatre murs de mon appart. Et je sais , pour l avoir vécu, que j apprends au contact des autres et que cela me nourrit intérieurement. Malgré cela, j ai beaucoup de mal à me pousser au cul pour sortir, même pour quelque chose que j aime faire, par exemple la danse.
    Je suis coupée entre d un côté mon envie naturelle de rester seule et un besoin d évolution et d apprentissage en lien avec le contact avec d autres êtres humains. Qelque chose comme d un côté le cerveau primitif des besoins impulsifs et l autre le néocortex qui a une réflexion plus poussée sur la façon de vivre des expériences enrichissantes en cotoyant les autres.
    ces deux parts de moi même se disputent. Et c est le cerveau primitif qui l emporte. Mais du coup mes actes, ou plutôt non actes envers les autres, me coupent de valeurs importantes d évolution et de contact humain. Ainsi mes actions ne sont pas en lien avec mes principes de vie.
    Bref, c est une réflexion que j ai depuis plusieurs années maintenant. Je n en ressens pas de douleur ou de tristesse, c est un fait. Un point à faire évoluer en luttant contre une part de moi pour en écouter une autre.

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